Géographie
Le village de Bolea (584 habitants) est la capitale de la municipalité de La Sotonera (1 096 habitants). Il appartient à la région de la Hoya de Huesca/Plana de Uesca et au « Royaume des Mallos ». Situé à 20 km au nord-ouest de la ville de Huesca et à 12 km du château de Loarre. Son économie repose sur l’agriculture : céréales, cerises, amandes et olives. Construction, élevages porcins et tourisme rural. Une partie de sa population travaille dans la ville voisine de Huesca, dans le secteur des services.
Altitudes s.n.m. : Plaza Mayor (mairie) : 656 mètres, Collégiale : 690 mètres, Muro (monticule le plus haut) : 712 mètres.
Coordonnées géographiques : 0º 33′ 09 » O et 42º 15′ 40 » N
Histoire
Bolea est un toponyme d’origine ibère (site élevé), Calagurris Fibularia sous la domination romaine, fut la dernière enclave musulmane, appelée Buluya, située au nord de la ville de Huesca, définitivement conquise, après plusieurs tentatives, par le roi Pierre Ier d’Aragon en 1101. Ses premiers lieutenants royaux furent Fortún López, Armengol de Urgell et Jimeno de Artusella. En 1174, Alphonse II concède, comme dot de mariage, le village à son épouse Doña Sancha. Au début du XIIIe siècle, Bolea est gouvernée par Pedro de Ahones, bien que Jacques Ier l’engage en 1262 à Gonzalo López et Jacques II, en 1295, à Rodrigo Jiménez de Luna, commandeur de Montalbán. En 1402, la dame de Bolea était María de Luna, nièce de Benoît XIII et épouse du roi Martin Ier l’Humain. Alphonse V, en 1418, fit don du village à son frère et futur roi Jean II. En 1486, Ferdinand II ratifie le statut de Bolea en tant que village royal. Charles III, déjà en 1767, exhorte le clergé capitulaire à accorder une attention particulière aux nombreux voyageurs qui passaient la nuit à Bolea, important centre sur la route principale de Huesca à Jaca, en Navarre et en France (chemin catalan vers Compostelle). Avec une riche production agricole et un commerce florissant, elle a joué un rôle de premier plan dans l’histoire d’Aragon jusqu’à son déclin au milieu du XVIIIe siècle, motivé par la désamortisation ecclésiastique, le transfert de la route commerciale vers le sud (actuelle route A-132) et par l’exode de la population vers les zones industrielles.













